L’Apéro du Jeudi fête le Nouvel An Chinois à Belleville

Comme l’année dernière, l’Apéro du Jeudi vient poser ses verres à Belleville pour fêter le nouvel an chinois le jeudi 19 février. C’est au Guo Min, l’un des plus anciens restaurants asiatiques du quartier, qu’on va trinquer à cette nouvelle année de la chèvre en bois. Au menu le Guo Min nous propose tout ce qu’il faut pour réussir notre apéro nouvel an chinois : assiette de tapas chinois, cocktail maison bières asiatique et cadeaux traditionnels offerts toute la soirée dont un joli filet garni made in Guo Min.

apero nouvel an chinois

Vous passez nous voir ? On y est le jeudi 19 février à partir de 19h30, confirmez-nous sur Facebook votre venue !

Guo Min
39, rue de Belleville
75019 Paris
Mo Belleville

Parsi-Belleville, aller direct pour les cuisines du Vietnam

Juste en bas de chez moi, la petite cantine vietnamienne Paris-Belleville est une découverte permanente. Dans le coin on pourrait plus parler de “mères chinoises” qui tiennent les cantines, là c’est papa viet’ ! Sur 15m2, derrière un comptoir et ses lunettes, le chef vous accueille les mains dans le wok brûlant. D’ailleurs c’est là où il est le meilleur.

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Ce soir là je voulais sortir du traditionnel Bo Bun (si j’avais pu me marier avec un Bo Bun je l’aurais fait). Je suis parti sur un Bun Tom Nuong Cha Gio (9.50€). Si, si tu sais : vermicelles, nems poulets et crevettes grillées. Très proche de l’arôme du Bo Bun, ce petit plat est une tuerie.

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L’autre plat : le fameux Hu Tieu Xao Tom (8.50€)  (si, si tu sais : pâtes de riz, crevettes) était lui aussi bien réussi.

 

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Pour les Banh Cuon (5€) (les crêpes vietnamiennes), on s’est fait plaisir mais on aurait préféré une pâte un poil plus fine.

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J’ai commencé cet article en vous disant que cette cantine est une découverte permanente : la carte est impressionnante et heureusement les photos sont là pour nous orienter. Et pour nous donner faim. Très.

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Autant vous dire tout de suite, régulièrement je retournerais au Vietnam, en tout cas dans ses cuisines. Et avoir le Vietnam en bas de chez soit, c’est ça aussi Belleville.

Un apéro à la Fontaine Henri IV ?

Tiens ça faisait longtemps que je n’avais pas organisé un apéro du jeudi à Belleville. Ce jeudi nous allons au coeur du quartier, rue des cascades, au 42 bis précisément. Là-bas, dans ce virage, il y a deux choses. Tout d’abord un regard du XVIIème, le regard St Martin. Il permet de surveiller l’une des nombreuses sources d’eau de Belleville qui alimentaient le centre de Paris, dont le prieuré St Martin-des-champs.

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Et tout à côté se trouve un tout petit bar, la Fontaine Henri IV. Le bar de Zoubir, un Kabyle qui tient le baraque depuis 1989. Libé a fait un papier en 2000 sur la Fontaine Henri IV. Un tout petit bar à l’ambiance surréaliste avec une belle terrasse sur la rue. La rue qui est en dans le quartier un véritable spectacle. J’avais pris quelques photos lors d’une belle soirée d’été.

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Alors on se voit jeudi ?
L’invitation est ici.

7 faits historiques qui font de Belleville, Belleville !

On dit souvent, et moi le premier, que Belleville est un quartier à part. Un coin de Paris qui a du caractère, une identité bien encrée. Mais encrée dans quoi ? Dans son histoire. Et je ne vous ferai pas un cours d’histoire magistrale, non, aujourd’hui je vous parlais de 7 petits ou grands faits historiques qui sont symptomatiques de leur époque et de l’évolution de Belleville.

Belleville, le quartier de la fête

Dès le moyen-âge, on retrouve des traces de belles tavernes qui accueillent, en dehors de Paris, les fêtards et toutes les personnes qui voulaient éviter la police de Paris. Mais c’est surtout à partir de l’existence du Mur des Fermiers Généraux de 1785 que les guinguettes et cabarets se multiplient du côté de Belleville. Pourquoi ? Côté Paris, ce mur a une vocation fiscale, l’entrée des denrées est payante alors qu’aucune taxe n’est exigée hors du mur.

C’était le coin de la Courtille, situé sur l’actuel carrefour où se trouve le métro de Belleville, qui était le lieu de toutes les fêtes. On y buvait donc la piquette, on y chantait et on y dansait, notamment les quadrilles. On dit d’ailleurs que le mot “guinguette” viendrait aussi de cette période et de Belleville car dans certains établissements on servait du vin venant du “Clos Guinguet”.

Si aujourd’hui c’est au Café Chérie, au Zorba ou encore aux Triplettes qu’on perpétue cette tradition de fête à Belleville, à l’époque c’était le cabaret Ramponneau, le Point du Jour, le Coq Hardi, le Boeuf rouge… Il est aussi amusant de voir quelques établissements qui ont traversé les siècles comme la Vielleuse (dont on trouve la trace dès 1790) ou encore les Folies qui avaient pour ancêtres le Cabaret du Grand St Martin.

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La Vielleuse vers 1905 – photo des-gens.net

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Les Folies, l’un des phares de la nuit Bellevilloise aujourd’hui

Belleville terre de druide

L’installation de l’homme sur la colline de Belleville daterait du néolithique. A l’Antiquité une villa gallo-romaine s’était développée sur l’emplacement de l’actuel porte des Lilas et il nous reste certains indices de la vie celtique à Belleville. Comme notamment cette rue de la pierre-levée qui indique l’emplacement d’une pierre druidique. Panoramix avait probablement des collègues à Belleville.

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La piquette

Aujourd’hui quand vous sortez d’un dîner chez des amis et que vous dîtes : “Ah la vache son vin c’étai vraiment de la piquette”, c’est que vous avez vraiment trouvé son vin dégueulasse et que la prochaine fois c’est vous qui apportez le vin. Mais d’où vient cette expression ? De Belleville ! Sur la colline de Belleville, comme sur celle de Montmartre, on cultivait de la vigne. Le vin qui sortait de ces vignes était plutôt jeune et légèrement pétillant. Loin des grands crus, il était destiné aux fêtes populaires nombreuses à Belleville. Tellement loin des grands crus, que la Piquette de Belleville, c’était son nom, devint une expression pour décrire un mauvais vin.

Le premier télégraphe

Claude Chappe a vite trouvé le meilleur endroit pour installer sa toute nouvelle invention, le télégraphe : sur le point le plus haut de Paris à 128m50, à l’emplacement actuel du cimetière de Belleville, au début de la rue du… Télégraphe. La première installation eut lieu en 1793.

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photo Visites-guidees.net

La 17ème ville française

Au milieu du XIXème siècle avec la révolution industrielle et l’installation de nombreuses usines et manufactures sur les terres bellvilloises la population a littéralement explosé : de moins de 3000 habitants en 1815, elle passe à 87 699 habitants en 1856 ! Juste avant l’annexion par Paris, Belleville était la 17ème ville française !

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rue Champlin fin XIXème

Belleville coupée en deux

L’urbanisme a souvent servi des intérêts politiques. Avec l’annexion de Belleville par Paris, le baron Hausman n’a pas créé un arrondissement pour Belleville, mais deux. Pourquoi se compliquer la vie ? Pur calcul politique : la population de Belleville étant principalement ouvrière, le pouvoir avait peur d’éventuelles contestations, d’organisations politiques contre le pouvoir en place. Résultat il a partagé Belleville en deux, en prenant pour ligne médiane, la rue principale de la ville, la rue de Belleville. Côté impair vous êtes dans le XIXème arrondissement, côté pair dans le XXème. Ca n’a pas empêché Belleville d’être une des principales places de la Commune en 1871.

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L’usine de Meccano

Belleville a accueilli la première usine des jouets Meccano. Créé par un anglais à Liverpool, c’est en 1921 que Meccano installe sa première usine en France au 78 de la rue Rebeval. Pendant 10 ans, l’usine a été le fournisseur officiel de milliers de petits français. Pour la petite histoire, l’entreprise est devenue 100% française aujourd’hui.

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photo lafabriquedeparis

Vous connaissez d’autres petits faits historiques de Belleville qui caractérise le quartier ? Partagez les ici !

Belleville en vrai cherche du soutient

Belleville a gardé quelques caractéristiques quasi séculaires. Le quartier reste une terre d’accueil avec une population très jeune. Tout cela donne un joyeux cocktail de cultures et de dynamisme. Cocktail parfois explosif. Mais je continue de penser que c’est une richesse et les multiples événements qui animent Belleville toute l’année en sont la preuve. Belleville en vrai, que je viens de découvrir à leur 5ème d’existence me semble faire parti des événements qui perpétuent une tradition d’un certain Belleville solidaire et populaire.

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Du 23 au 25 mai, Belleville en vrai propose une sorte de grand tournoi sportif et culturel destiné à la jeunesse bellevilloise. Au delà de ces 3 jours, c’est tout un projet soutenu par des bénévoles qui fédère les (jeunes) énergies du quartier. Il faut être au minimum 8 pour constituer une équipe, 3 catégories d’inscription : moins d 14 ans, moins de 18 ans et plus de 18 ans.

J’aime bien leur nom. Il est vrai qu’il flotte autour de Belleville une certaine légende (ah le Belleville de Willy Ronis), des clichés (ah le Belleville chinois) voir des à priori (Belleville ça craint) et que cet événement semble vouloir donner la parole, en tout cas la possibilité d’animer le quartier, aux jeunes qui y vivent vraiment et qui sont entre autre le Belleville d’aujourd’hui.

Le projet vous parle ? Ils sont à la recherche :
– de bénévoles : le seul contact que j’ai trouvé c’est leur page fan
– de fond > http://ow.ly/wdxph

Défilé Nouvel An Chinois demain à Belleville

Vendredi dernier (le 31) c’était le jour du nouvel an chinois, bye bye l’année du dragon, bonjour le cheval – mon année hein, je dis ça je dis rien. La communauté chinoise se mobilise donc pour fêter cela comme il se doit et depuis vendredi soir le quartier s’est bien animé. Dragon dans la rue, pétard à tous les coins de rues, c’est la fête à Belleville !

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 Photo d’illustration. © YASUYOSHI CHIBA / AFP

Le défilé

Mais le point culminant du nouvel an à Belleville, c’est le défilé demain dans la rue de Belleville. Surement un peu moins développé que dans le 13ème, le défilé de Belleville est beaucoup plus jeune, à peine 3, 4 ans. L’ouverture des yeux du dragon c’est 10h30 mais de sources autorisées on me dit que vous pouvez pariez sur un petit 11h au métro de Belleville. Le parcours du défilé :
– Métro Belleville
– Boulevard de la Villette
– Rue Rebeval
– Rue Jules Romains
– Rue de Belleville
– Rue Louis Bonnet
– Rue de la Présentation
– Rue du Faubourg du Temple
– Métro Belleville

Arts martiaux et danses

Et après la petite balade, l’activité se concentrera sur le métro de Belleville : danses, arts martiaux, de quoi prendre un bon bol de culture asiatique ! Pour ma part, je commencerais cette belle journée au Guo Min autour d’un beau déjeuner entre amis pour profiter au mieux de la culture asiatique et de la fête… dans mon assiette !

Belle nouvelle année !

 

 

Apéro Nouvel An Chinois au Guo Min

Ca faisait un petit moment que l’Apéro du Jeudi que j’organise un jeudi sur deux n’était pas passé par Belleville. Pour le nouvel an chinois, il était évident de fêter ça ici. Je me suis tourné vers le restaurant Guo Min (ex Cok Ming), établissement phare de Belleville fondé dans les années 80 par la famille Ngo. Après une grosse année de travaux, le restaurant a été repris par les enfants de la famille Ngo qui souhaitent donner un nouveau souffle à leur restaurant familial, basé sur une cuisine chinoise et khmer.

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Je vous propose donc de nous rejoindre ce jeudi 30 janvier pour fêter un peu en avance cette nouvelle année du cheval et de découvrir ainsi la nouvelle déco et équipe de cet excellent restaurant.

Guo Min
1er étage
39, rue Belleville
75019 Paris
Mo Belleville

Visite du chantier de la place des fêtes avec Michel Fugain et René Barjavel

Dans l’émission “les copains d’abord” de février 1975, Michel Fugain en plein boom à l’époque avec son Big Bazard et René Barjavel, écrivain de science-fiction se sont donnés rendez-vous place des fêtes. La science-fiction de René Barjavel est une sicence-fiction de l’angoisse, angoisse face à la technologie que l’homme ne maîtrise plus.

Ces deux figures des années 70 se baladent donc dans le chantier de la Place des fêtes. Enfin du chantier de démolition de la place des fêtes pour mettre les barres et la dalle de béton que l’on connait bien dans le 19ème. Ils échangent leur point de vue et on peut voir tout autour d’eux cet incroyable chantier.

 

Visite du siège du PCF place Colonel Fabien

Certes cette place du colonel Fabien ce n’est pas tout à fait Belleville. Nous sommes là-bas à la limite du 19ème et du 10ème mais sur cette place il y a un bâtiment qui rayonne sur le boulevard de la Villette, et ce jusqu’à Belleville, c’est le siège du parti communiste français que j’ai visité pour vous !

Place du colonel Fabien (19ème) vue de la terrasse du siège du PCF

Historiquement, lorsque le PCF décida de quitter le 9ème arrondissement pour cette place du colonel Fabien (héros de la résistance communiste qui exécuta un officier allemand à la station de métro Barbès, qui fut à son tour exécuté par les allemands – cette ancienne place du combat pris son nom car ses parents habitent à quelques mètres), le PCF accueillait un réfugié politique de marque : le célèbre architecte Oscar Niemeyer qui fuyait la dictature militaire brésilienne. L’architecte, communiste, proposa à ses camarades de faire construire le nouveau siège du PCF, gratuitement. Les travaux commencèrent en 1965 et l’un des chefs d’oeuvre en France de ce génial architecte très inspiré par Le Corbusier.

Tout commence par la coupole : c’est elle qui attire l’oeil des passants, elle est le point d’encrage du bâtiment tant symbolique (les idées du PCF sont fécondes et qu’elles vont donner naissance à un monde nouveau, la symbolique de l’oeuf, du ventre de la femme enciente) que matériel : elle abrite le conseil national du PCF (ex comité central). J’avais hâte de voir l’intérieur, je n’ai pas été déçu :

Inspirant non ? Tellement inspirant que de nombreux films l’ont repris comme décor : De l’autre côté du périph, 20 ans d’écart ou encore L’écume des jours pour les plus récents. Ci-dessous…

> suite de la visite ici

Sarte au théâtre de Ménilmontant

C’est les derniers jours de réprésentation au théâtre de Ménilmontant d’une pièce de Jean-Paul Sartre : Morts sans sépulture. Ecrite en 1941, l’auteur nous décrit l’arrestation et la torture de résistants par les nazis. Vu Sur Scène est allé voir la pièce et partage avec nous ici même sa critique :

Résister aux Allemands. A la Milice. A la torture. C’est la question que se posent cinq résistants faits prisonniers et en attente d’être interrogés par leurs bourreaux. Ils sont d’accord : ne pas crier pour ne pas leur laisser un soupçon de victoire.

Par orgueil, dit l’un d’entre eux. Parce que « nous n’avons rien à leur dire » dit un autre. Jusqu’au moment où leur chef, Jean, est lui aussi arrêté et emprisonné avec eux. C’est lui que les miliciens recherchent. Vont-ils le dénoncer ? Va t’il se dénoncer lui-même pour épargner la souffrance des autres ?

> la suite de la critique ici

Dernières représentation : mardi et mercredi prochain
au théâtre de Ménilmontant
15, rue du retrait
75020 Paris